LE TAUREAU

DE CAMARGUE

Petit topo sur le taureau de Camargue

Comme le cheval, le taureau de Camargue est un animal rustique. Il vit en pleine nature, été comme hiver. Même les mises bas ont lieu à l'extérieur. Il est de couleur brune (dès la naissance), a une taille relativement petite et des cornes (formes : lyre, scorpion ou larguet) dirigées vers le ciel, contrairement aux taureaux espagnols.

Il est élevé essentiellement pour la course camarguaise. En effet, son poids ne dépasse guère 350 kg à l'âge adulte et on ne peut le considérer comme faisant partie d'une race à viande. Seuls les animaux trop peu combattifs sont abattus et finissent sur la table...

Le petit veau naît donc dans la nature après 11 mois de gestation. Au bout de 6 mois, il est sevré. Il sera ensuite marqué, du dernier chiffre de l'année et du nombre correspondant à son ordre de naissance (ex : 621 représente le 21 ème veau né en 1996).

Chaque troupeau est mené par un ou plusieurs simbeus. Certains sont restés dans les mémoires comme le fameux Coco, dont l'histoire ou plutôt la légende, est perpétrée par des conteurs hors pair, tel Laurent du centre de la Sigoulette ...

Les gardians veillent à la bonne santé de la manade. Pour ce faire, régulièrement, ils sont amenés à trier les animaux qu'il faut tester, soigner ou mener ... à l'abattoir. Le tri est très délicat à faire et nécessite, de la part des gardians, une parfaite maîtrise de la monte à cheval afin d'écarter l'animal choisi sans heurts.

LA COURSE CAMARGUAISE

Les gardians rassemblent les taureaux dans un parc pour effectuer le triage...


 

 

Les cavaliers écartent, en douceur, les chefs du troupeau (les cimbéous) pour travailler tranquillement et sortir l'animal choisi pour la course camarguaise.

 

Le taureau, une fois sorti du toril, commence à s'exciter à la vue du razéteur qui doit attirer l'animal pour lui toucher la tête.


L'animal se prépare à charger.

Énervé, le taureau se met courir très vite.


Le razéteur échappe aux cornes du taureau qui n'hésite pas à franchir la barrière.

Cette fois-ci, le razéteur a eu "chaud aux fesses"...