CLASSE PÉNICHE SUR LE CANAL DU MIDI (6 au 11 juin 2016)

Vendredi 10 Juin

Cette journée était essentiellement consacrée à la synthèse de ce que nous avions appris et vécu.

Nous avons donc écrit, filmé, interviewé, raconté, échangé, vérifié, confronté, argumenté, écouté, corrigé... dans la salle d'activités du bateau ou sur le pont, la chaleur étant beaucoup moins forte aujourd'hui.

Du travail donc, entrecoupé par de nombreuses sorties à la proue du bateau pour chercher les oiseaux, passer une écluse (le dernier passage sur une double écluse était vraiment spectaculaire)... ou à la poupe pour le pilotage de la péniche.

L'après-midi, après la navigation, il a fallu annuler la sortie prévue en raison de l'orage menaçant qui a fini par éclater. Nous avons donc poursuivi notre travail.

 

 

 

 

 


La péniche épicerie du Canal, au Somail.


Repas dans le carré, paisible.


"Moi, moi, j'veux faire la vaisselle !"


Restitution, sur le pont, de l'histoire du Canal.


Les enfants étaent particulièrement concentrés lorsqu'ils ont été chargés du pilotage de la péniche.

Le soir, avant le dîner nous sommes sortis dans le village de Homps, un port fluvial important.

Avant une veillée jeu consacrée aux moments mémorables du séjour, nous avons commencé le rangement car nous quittons, avec regret, la péniche Carabosse demain matin pour nous rendre à Carcassonne puis rentrer à Ceillac.

 

Jeudi 9 Juin

Aujourd'hui, c'était une journée plus cool !

Nous sommes partis découvrir comment se faisait l'alimentation du canal en remontant une rigole qui débouche juste à côté du pont-canal de la Cesse. Après avoir remonté cette rigole durant 2 km, nous sommes parvenus à la prise d'eau qui est faite dans la rivière La Cesse et est contrôlée par des vannes. L'étymologie de la Cesse vient tout simplement que son cours s'assèche souvent dans l'été, l'eau cesse de couler...


La petite troupe au pied d'une petite stèle étonnante...


Arrivée à la prise d'eau de la rigole.

Cette rigole de la Cesse complète avec d'autres rigoles l'alimentation principale en eau du canal qui provient de la Montagne Noire, avec une réserve (lac de Férréol), et qui débouche au seuil de Nourouze, le point haut du canal, à 189 m d'altitude.

Avant le pique-nique, nous avons joué à la Tomate et à la Gamelle. Puis, nous nous sommes offerts une dernière petite baignade au même endroit qu'hier. C'était parfait ! Quel bonheur de se baigner, de s'amuser un peu dans une fraîche (mais pas froide !).


La tomate, un jeu simple qui plaît toujours


Et au milieu coule une rivière...


Y a pas, se baigner pour se rafraîchir, il n'y a pas mieux !

De retour sur le bateau, nous avons navigué jusqu'au Somail et nous nous sommes rendus à l'Office du Tourisme pour regarder un film qui retrace l'histoire de Pierre-Paul Riquet, le créateur du canal. C'était intéressant et présenté avec un bel effet spectaculaire puisque la narratrice, Madame Cradock, une voyageuse anglaise, apparaissait sous forme d'un hologramme.


Les ponts sont parfois très bas et très étroits, il faut rester assis pour pouvoir passer.

Le soir, après le dîner, Virginie, la conteuse, est venue. Elle nous a raconté plusieurs histoires qui nous ont beaucoup plu et nous ont fait voyager tranquillement avant le couchage.

 

Mercredi 8 Juin

Ce matin, nous sommes partis à Capestang pour pouvoir visiter le château avec Grégoire, un excellent guide qui connaît bien l'histoire de sa région. Ce château fait partie des 18 châteaux qui appartenaient à l'archevêque de Narbonne. Nous en avons visité le tinel, la salle d'apparat qui a conservé ses plafonds peints (closoirs).


Grégoire nous présente le château des archevêques.

Puis, nous avons à notre tour, peint à la façon des artistes du Moyen-Âge. Chaque enfant a préparé son dessin au crayon et a fabriqué ses peintures, avec du blanc de Meudon, du jaune d'oeuf, de l'eau et des pigments, avant de peindre le motif choisi.


Préparation du dessin.


Peinture après préparation maison de... ses propres peintures.

L'après-midi, nous avons longuement navigué jusqu'à la Cesse. Pendant la navigation, Véronique, la responsable du bateau, nous a présenté en détails la péniche, que nous avons reproduite sur notre fichier en ajoutant les noms spécifiques de chaque partie, la poupe, la proue, le pont, le gouvernail...


Véronique, responsable de la Carabosse nous présente le bateau et son vocabulaire spécifique.

Ensuite, nous avons travaillé sur le fichier-support, pendant que, par petits groupes, des enfants sont allés à la poupe du bateau pour que Ludwig qui tient la barre, explique le pilotage de la péniche. Tout le monde a pu tenir la barre et comprendre qu'il est bien difficile de diriger un bateau de 30 m de long pesant 70 tonnes.


Marine, un nom prédestiné !


Noah à la barre, tranquille

Vers 17 h, pour nous rafraîchir, nous sommes allés nous baigner dans la rivière toute proche où l'eau est bien claire, alors que celle du canal ne donne vraiment pas envie de se baigner dedans. Après l'étuve de la journée, nous avons beaucoup apprécié ce moment de détente.


Le bonheur !

Après la douche et le dîner, nous avons fait un jeu thématique avec des mots évoquant le séjour sur le canal.

 

Mardi 7 Juin

La journée a commencé par une découverte de l'oppidum d'Ensérune, un site habité depuis le VI ème siècle avant JC. jusqu'à la fin du I er siècle.

Ce sont des fouilles ayant commencé au XIXème siècle par des archéologues qui ont permis de découvrir ce site. Ont été trouvés des poteries, des bijoux, des armes, des peignes, des ossuaires... D'importantes restes maçonnées de maisons ont pu aussi être mis à jour. Ces maisons formaient, à certaines périodes, un village important bien organisé qui abritait des paysans et des artisans et qui comportait des remparts. Comme la plupart des oppidi, celui d'Ensérune était situé en hauteur pour d'évidentes questions de sécurité.

On a fait le tour du site et on est allés au musée où sont regroupés beaucoup d'objets trouvés sur place.


Noah dessine une toupie, un jeu d'enfant trouvé sur le site.


Tristan et Tess dessinent eux un ossaire.


Les maisons apparaissaient commme bien équipées avec une structure solide.

Juste après le déjeuner, 2 journalistes de TF1 sont venus pour faire un petit reportage sur le passage en péniche du célèbre tunnel de Malpas, abri d'un esprit nommé Arcus qu'il faut nourrir sous peine de mauvais sort. C'était intéressant car nous avons vu comment se passe le tournage avec le rôle propre de chaque équipier. Le sujet sera diffusé fin juin ; nous pourrons voir alors comment a été effectué le montage.


Reportage sur le passage du tunnel de Malpas (mauvais passage) sur la péniche.

Puis, après deux bonnes heures de navigation, nous sommes arrivés à Capestang où nous avons visité la collégiale dont le clocher atteint une hauteur de 53 m. C'est un grand édifice en tuf, construit à une période où la petite ville était riche grâce à l'exploitation du sel.

Sa construction a débuté il y a 700 ans et comporte plusieurs parties, certaines étant bâties dans l'esprit roman, d'autres en style gothique. Il apparaît que la construction n'a pas été achevée puisqu'un grand mur comporte de nombreuses pierres en attente.

On distingue 3 parties, le narthex, une sorte de vestibule, la nef, la partie centrale de l'église, et le choeur où le représentant de l'église officie.

Nous sommes montés tout en haut du clocher qui abrite 4 belles cloches, en gravissant 148 hautes marches.


Avec son clocher culminant à plus de 50 m, la collégiale de Capestang reflète la richesse qu'avait connu la région.


Collégiale Saint Etienne à Capestang (photo Gérard Thérin ~ voir son très beau site : www.naturepixel.com)


Lundi 6 Juin

Ce matin, nous nous sommes levés à 5 h afin de ne pas rater le car qui partait à 5 h 30 et devait nous emmener à Béziers pour embarquer sur la péniche Carabosse.


Manon et Louve parcourent un petit livre comportant de drôles de dessins.


Coup de fatigue après une nuit écourtée


Entre les jeux, les livres, les lecteurs mp3 et les chansons, le voyage passe rapidement.

Après 6 h 45 d'un voyage tranquille, nous nous sommes arrêtés au quai Port Neuf où nous attendait l'équipage du bateau : Véronique, chargée de l'animation et de la gestion, Ludwig, pilote de la péniche et Sylvaine, cuisinière.


Installation et rangement des affaires, avec soin.

Nous avons d'abord déjeuné puis nous nous sommes rendus un instant à la première écluse, juste avant le pont-canal. Ensuite, nous sommes retournés sur la péniche pour commencer la navigation avec, notamment, le franchissement des 7 fameuses écluses de Fonsérannes.


Premières explications sur le canal.


Bain bouillonnant du premier des 7 bassins des écluses de Fonsérannes qui permettent de gagner 21 m en altitude.

Pendant le trajet, Véronique nous a expliqué pourquoi, comment, quand et par qui a été construit le canal :

Le canal (240 km, de Sète à Toulouse) permet de rejoindre directement l'océan Atlantique depuis la Méditerranée (400 km au total, en empuntant la Garonne après Toulouse), en évitant ainsi de contourner la péninsule Ibérique (3000 km) et sans risques de tempêtes ou de faire de mauvaises rencontres (pirates).

C'est Pierre-Paul Riquet qui a proposé à Colbert, ministre de Louis XIV, de le construire. Les travaux ont commencé en 1667 et se sont achevés en 1681. Douze mille hommes l'ont creusé sur une largeur de 20 mètres, avec uniquement des pelles et des pioches. Il faut remarquer que les ouvriers étaient bien payés, ne travaillaient pas les jours de pluie et étaient rémunérés quand ils étaient malades sans jours de carence (on est, rappelons-le au XVII ème siècle !).

Cette voie navigable a été utilisée pour le transport des marchandises (blé, vin, matériaux de construction...) et des hommes. Les bateaux, dépourvus de moteur à l'époque, étaient halés par des hommes ou des chevaux.


Explications de Véronique et réponses aux questions.

Nous avons constaté que le pilotage du bateau (30 m de long pour 5 m de large) n'est pas facile car le canal est creusé en forme d'entonnoir, qu'il y a des passages étroits, où il est difficile de se croiser, que la profondeur est de seulement 1,60 m au centre et que certains ponts sont vraiment bas - il faut rester assis - et à peine plus larges que le bateau.

Avant de dîner, nous avons pris une douche très rapide, mais efficace, parce que sur le bateau, il faut économiser l'eau. En effet, le réservoir est de 4.000 litres et il doit tenir 6 jours pleins, ce qui représente une quantité disponible de 33 litres d'eau par jour et par personne (en France, on compte généralement 150 litres d'eau par jour et par personne...).


Le repas dans le calme du canal.

Après le repas, nous avons traversé le mythique tunnel de Malpas à pied. Nous le traverserons avec le bateau demain. Ce n'est pas très rassurant car Malpas signifie mauvais passage. Une légende dit qu'un génie y habite... est-il bon ou mauvais ? On le saura demain.


Paricipation à la vie collective, balayage ou...

...vaisselle...


Rare petit moment de pause pour cette première journée.

De retour sur la péniche, nous nous sommes couchés, fatigués de cette longue première journée et aussi de la chaleur qui pour nous est inhabituelle.

 

 

 

 

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