Née à Ceillac où vivaient ses parents et avant eux une longue lignée d'ancêtres maternels et paternels, Céleste Fournier a publié aux Editions du Queyras plusieurs livres qui ont tous pour thème ou pour cadre sa région natale, le Queyras.

Ces livres sont en vente dans tous les villages du Queyras, dans les librairies de la région ou directement chez l'éditeur (editionsduQueyras@wanadoo.fr)

Le prochain ouvrage de Céleste Fournier qui doit paraître à la fin de l'année 2006, traitera, documents d'archives à l'appui, de l'évolution du village de Ceillac et des changements intervenus depuis la fin du XVII ème siècle.

Présentation des ouvrages déjà éditées

Dans cet ouvrage, l'auteur, Céleste Fournier, nous livre ici sa vision de la vie quotidienne de cet extraordinaire petit pays de montagne qu'est le Queyras. Elle a fait appel aux témoignages des anciens et à ses propres souvenirs pour que ne s'efface pas la mémoire de ce monde original à la sauvage beauté.

Parce qu'elle connaît ce monde montagnard de l'intérieur, elle peut, simplement, mais avec justesse et précision, dire les saisons et les jours, les travaux, les fêtes, les coutumes, les malheurs, les réussites et les espoirs. Ce Queyras-là, raconté par l'un des siens, est le reflet d'une culture, d'une capacité d'ouverture et d'accueil qui ont forgé son identité.

De nombreuses reproductions de cartes postales anciennes et de photographies appartenant désormais au passé de chacun des villages illustrent cet ouvrage, et sont le témoignage d'un patrimoine dont le Queyras est particulièrement fier.fait appel au témoignage des anciens et à ses propres souvenirs pour dire, avec justesse et précision, les saisons et les jours, les travaux, la fête, mles coutumes, les malheurs, les réussites et les espoirs de cet extraordinaire petit pays de montagne qu'est le Queyras.

 

Dans le Jardin des Ancolies, nous retrouvons avec plaisir Marie des Hauts Pays ; elle vieillit à petits pas, mais elle reste une fine observatrice de l'évolution profonde que connaît son village de montagne.

À travers le quotidien de Marie, sa solitude, ses habitudes, son jardin, sa famille, ses joies et ses soucis, ce sont les bouleversements de la société montagnarde que Céleste Fournier évoque.

Marie a parfois du mal à comprendre les choix des plus jeunes et les nouvelles façons de vivre et de travailler, mais elle sait que tous, originaires du pays, «étrangers» venus s'installer là, touristes, partagent avec elle son amour pour ce pays, sa lumière, ses saisons, son histoire ...

 

Cet après-midi, sur l'écran tendu sur la croisée que le soleil d'automne éclabousse, Marie veut juste voir défiler les jours enfuis et les visages de ceux qui accompagnent continuellement l'octogénaire qu'elle est devenue. Quelques heures durant, elle va suspendre le cours déjà si lent de sa vie pour se laisser rejoindre par les ombres familières de celles et ceux qui entourèrent la petite fille, la demoiselle ou la jeune femme qu'elle fut jadis. Tous ces gens qu'elle a connus, aimés, tous ceux de son village, si peu nombreux maintenant, comme les occupants de cette maison où tout parle encore d'eux, tous vont faire un bout de chemin avec elle. Il lui suffit de plonger la main dans la boîte en fer blanc, là devant elle, pour les retrouver...

A travers les souvenirs de Marie, Céleste Fournier a voulu rendre hommage à toutes ces femmes qui, au cours de ce dernier siècle, n'ont réalisé d'autre exploit que de vivre là-haut, d'y travailler, d'y élever leurs enfants, et de tenir leur place dans une société en pleine mutation. Certes, elles n'ont pas marqué l'Histoire et leurs luttes n'étaient que celles du quotidien, mais que de courage, d'obstination et d'amour il leur a fallu !

Asseyez-vous auprès de Marie, regardez vous aussi ses vieilles photos et écoutez Céleste Fournier vous raconter simplement la vie d'une femme de la montagne.

 

On oublie parfois que les hautes vallées alpines sont le cadre de vie quotidien d'hommes et de femmes avant d'être un lieu de découvertes et de détente pour de nombreux visiteurs...

Céleste Fournier nous livre ici ses impressions sur une saison d'été. En s'occupant de son jardin, Céleste, queyrassine de souche et d'âme, voit et entend beaucoup de choses. Elle a tiré de ses observations sept chroniques tendres et ironiques, qui sont autant de réflexions sur l'évolution de la société montagnarde. Au delà de la description savoureuse des us et coutumes des vacanciers et de leurs hôtes, c'est le profond bouleversement qu'opère le tourisme sur un pays d'accueil qui est évoqué dans Un été en Queyras.

Nul besoin d'être visiteur ou habitant du Queyras pour apprécier ces chroniques ; elles toucheront tous ceux qui ont la curiosité de partir découvrir d'autres horizons ... et ceux qui les accueillent.

 

Obéissant au conseil que me donnait jadis ma grand-mère qui ne savait, elle, écrire que l'italien, - escriou tu qué sabès (écris, toi qui sais) me disait-elle -, j'ai remis mes pas dans ceux de la petite écolière queyrassine que je fus jadis, puis dans ceux de la jeune institutrice frais émoulue de l'École Normale ; j'ai essayé de restituer l'atmosyhière de cette époque dans ces écoles du bout du monde.

J'ai voulu aussi conduire le lecteur sur le chemin nostalgique de l'école élémentaire, dans ce monde présent au coeur de chacun sur lequel flotte encore le parfum de l'encre violette et de la craie...

 

Céleste Fournier a écrit les textes qui accompagnent les très belles premières photographies des villages du Queyras, du Guillestrois et de leurs habitants.