HANDISKI

Les matériels actuels, très élaborés, associés aux skis paraboliques, permettent un apprentissage rapide et donnent accès à des sensations de glisse tout à fait comparables à celles obtenues avec des skis classiques. En témoignent les performances obtenues par les compétiteurs des derniers championnats du monde handisport qui se sont déroulés dans le Queyras durant l'hiver 2001-2002 ; lesquels compétiteurs prennent manifestement beaucoup de plaisir, en enchaînant godilles, virages serrés et autres figures.... et alignent des temps, dans l'absolu, de très haut niveau.

A Ceillac, l'Ecole de Ski Français est dotée de matériel adapté au ski pour handicapés :


1 dualski Tessier (avec Stabilos)

 

1 uniski Tessier (avec Stabilos)

 

1 fauteuil-ski Tessier (pour la disponibilité, se renseigner à l'E.S.F.)

photo constructeur Tessier

 

2 moniteurs motivés, diplômés d'état, ayant suivi, avec succès, le stage "enseignement aux handicapés", à l'E.N.S.A. , et titulaires du permis spécial fauteuil-ski sont disponibles et prêts à vous accueillir.

Pour les personnes ayant déjà une pratique et désirant utiliser le matériel en autonomie, le prêt gratuit est possible (moyennant une caution) sur justificatif de niveau (ou après un petit test). Les titulaires d'un permis fauteuil-ski peuvent également bénéficier de ce prêt.

Coût des cours : il est identique au coût des cours individuels traditionnels.

Surtout, n'hésitez pas à contacter l'école de ski (04 92 45 10 58, esf@ceillac.com) pour tout renseignement.


Mars 2003, Romane a pu goûter aux plaisirs de la glisse avec François.

Expérience de Julien Isnel (Saint Véran)

La population du Queyras s'est tout entière mobilisée pour financer l'achat de matériel handiski à Julien Isnel, atteint d'un handicap lourd.

Cette année 2002 a marqué ses débuts en ski, sport qu'il découvre complétement si l'on excepte une première expérience en fauteuil-ski l'an passé. L'objectif, cette année, est de passer à une démarche active, de ne plus être conduit par un moniteur mais de piloter, en autonomie, un dual-ski.

L'autonomie a concerné, dans un premier temps, la préparation du matériel (sanglage, réglages divers...) puis la montée au téléski. Puis, ce furent les premières descentes de pistes vertes, seul. A la fin de l'hiver, Julien descend les pistes bleues et commence à attaquer les rouges ...

Cette autonomie acquise est rendue possible de par l'évolution et la technicité du matériel actuel et de par une pédagogie adaptée dispensée par des moniteurs ayant reçu une formation spécifique à l'E.N.S.A. (Ecole Nationale de Ski et d'Alpinisme).

A la question "Comment définirais-tu le plaisir de faire du ski ?", Julien a répondu : "C'est difficile à définir du fait que je n'ai jamais pratiqué le ski auparavant... Mais on découvre la sensation de vitesse et le plaisir de faire comme les autres, comme les copains, les gens de la vallée surtout."

Quelques images qui montrent ce qu'il est possible de faire avec les matériels actuels.

photo constructeur Tessier
photo constructeur Tessier

 

La montée au téléski : les différentes étapes

Le largueur accroché à la perche, le départ est

donné par le perchman.

 

Le départ s'effectue en douceur, aidé en cela par l'amortisseur du dual-ski.

 

Et voilà, c'est parti...

Arrivé au sommet du téléski, il suffira de décrocher le largueur en tirant sur le cordon jaune...

... sachant que quelqu'un est toujours présent à l'arrivée pour aider si nécessaire et arrêter le téleski si besoin est.

 

 

 

 

 

Il en est de même pour le télésiège qui ralentit pour permettre une descente en toute sécurité.

 

TÉMOIGNAGE

Je vous joins ce message juste pour vous donner le petit récit de mes vacances dans votre merveilleuse station.

Pour commencer, je me présente à vous. Je suis DUPUIS Christian une personne aveugle. Je suis donc venu dans votre station pour les vacances de Février. Ma famille se compose de 6 membres : ma femme Stéphanie, ma fille Romane, mon fils Mathis, mon fils Maêl, mon chien guide Salto... et moi même. Nous avons passé deux semaines chez vous. Nous résidions au WF.

Je suis déjà parti trois fois en vacances de neige et c'est la première fois que j'arrive à faire du ski. Les deux autres fois, nous étions dans le Cantal. A chaque fois que je voulais prendre des cours, la réponse, lors de ma réservation, était la suivante : "Vous venez et nous verrons après, nous ne pouvons enregistrer votre demande à cause de votre handicap..." Alors, lorsque je me présentais à l'ESF et bien il n'y avait plus de place et mes vacances étaient foutues.

Alors que là, à Ceillac, pas de problème, un accueil chaleureux et une attention toute particulière pour que je puisse skier et passer de bonnes vacances.

Je remercie le Directeur pour les arrangements pour que je puisse accéder aux remontées mécaniques. Je souhaite faire une grosse bise à Pascale qui justement s'occupe des remontées mécaniques et qui a été un amour avec moi et mon chien. Je ne peux oublier Muriel qui a un relationnel superbe et surtout qui m'a montré que l'handicap ne lui faisait pas peur, que la formation qu'elle avait eue lui avait apporté beaucoup de choses.

Mais la formation ne fait pas tout, car je crois que lorsqu'on la voit, ce qu'on retient, c'est cette facilité de venir chercher l'autre, de faire abstraction d'une différence et surtout de se mettre à notre niveau pour qu'on soit le mieux possible. J'ai croisé son mari sur les pistes et je crois que les deux personnages sont aussi ouverts. J'en reste là et ne croyez pas que cela est de la pommade.

Je ne veux pas oublier non plus le magasin Tintin sport qui m'a accueilli et fait des conditions pour la location des skis.

La seule critique, si je devais en faire une, c'est que le ski pour progresser et bien il faut le pratiquer. Alors, est-ce que l'ESF ne peut imaginer une solution, qui permettrai aux aveugles, aux handicapés avec évidemment un prix à la semaine de pouvoir pratiquer le ski dans un espace sécurisé ? Le cours individuel est très coûteux et aujourd'hui, pour moi, c'est la seule solution pour que je puisse skier. Mais pour progresser et bien il va falloir en prendre des cours.